Le Bitcoin atteint 50K, Elon s’amuse

Le Bitcoin atteint 50K, Elon s’amuse


Le Bitcoin passait cette semaine le cap des 50 000 dollars, une somme astronomique pour un sous qui peinait à dépasser les 30 cents il y a de cela 10 ans. Si certains projettent déjà son passage à 100 000 dollars, il n’en reste pas moins extrêmement volatile et incertain. A l’heure ou les crypto-monnaies prolifèrent, le Bitcoin c’est surtout la première, la plus connue. Une devise érigée en symbole d’une économie alternative, mais continuant de répondre aux lois des marchés les plus volatiles.

Entre spéculation et promesses d’avenir

Les crypto-monnaies se veulent être des alternatives au système monétaire, là où les banques fragilisées après la crise ont échoué à sécuriser l’argent de leur clients comme en Chypre ou en Grèce, des banques au bord de la faillite qui empêchaient les retraits. Ce climat a accéléré le développement des crypto-monnaies dans leur ensemble et leur ont permis d’être une valeur sûre d’investissement, le Bitcoin en tête. Leur fonctionnement est décentralisé, les opérations s’effectuent sur un ensemble de machines, s’échangeant les informations de façon crypté. C’est que l’on appelle la Blockchain.

En s’inspirant de la rareté de l’or, son mystérieux concepteur a défini une limite : il y aura en tout 21 millions de Bitcoins en circulation, et ça ne changera plus jamais. Un système censé réguler la valeur de la monnaie et lui permettre de la conserver. Ainsi, le Bitcoin devient une valeur d’investissement pour diversifier des actifs, que certain comparent à l’or.

Tesla, 1,5 milliards de dollars investis au plus haut du cours

Tesla considère que le bitcoin est un actif volatil  mais suffisamment « liquide » (vendable rapidement sans subir de baisse de cours) pour être considéré comme un équivalent au « cash ». Ce genre d’investissement massif par des grandes entreprises, crédibilise ces monnaies vers un destin très attendu. Celui de les répandre dans le porte-feuille des citoyens, comme véritable moyen de paiement.

La magie de la com sur les marchés

Le personnage le plus associé au Bitcoin ces derniers jours, c’est bien le fondateur de Tesla. Elon Musk, devenu dernièrement l’homme le plus riche du monde, s’est créé une image publique dans laquelle tout ce qu’il tweete est à peu près automatiquement considéré comme l’oeuvre de son génie. Être cool, entrepreneur visionnaire, aux allures accessibles, et le fait d’envoyer des fusées dans l’espace, lui permet d’avoir une influence certaine tant sur un public large de potentiels petits-porteur que sur la bourse en général.

Ainsi en 2017 le héros inventeur avait été épinglé par le gendarme de la bourse pour avoir fait des annonces trompeuses sur son Twitter et ainsi risqué des millions de dollars d’investissement de spéculateurs.

Parmi les crypto-monnaies en circulation, il y a le Dogecoin. Crée en 2013 il est considéré comme un shitcoin, c’est à dire une monnaie douteuse et très à risque.

Lorsqu’Elon Musk tweete « Buy Dogecoin » et que tout le monde se précipite dessus, propulsant son cours à +517%, c’est une manière provocatrice de dire que même une monnaie partie d’une blague peut faire trembler le système financier. Il ne lui reste plus qu’à lancer sa propre devise.

Quand le Bitcoin ne valait rien

En 2013, les médias racontaient l’histoire heureuse d’un jeune homme, qui après avoir investi 18 dollars en 2009 pour 5000 Bitcoins, avait pu s’acheter une maison à 700 000 euros. Si il avait attendu cette année 2021, (rares sont ceux qui auraient attendu) ce garçon serait à la tête d’une fortune de 250 millions de dollars. Naturellement, aucun regret n’est à avoir en cela, ce sont des choses qui arrivent.

Nombreux sont ceux qui ont vendu leur portefeuille Bitcoin en 2017 lorsque le cours a atteint 13 000 dollars, ils auraient pu tripler la mise. Quand aux premières transaction, comme l’achat de deux pizzas en mai 2010 pour 10 000 Bitcoins, elles s’avèrent aujourd’hui… un très mauvais investissement (ça ferait 250 millions de dollars par pizza). De nobles transactions qui sont toutefois entrées dans l’histoire.

ParBlonde,
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